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Prix d’une micro-station d’épuration

Micro station d'épuration
Si l’assainissement de votre habitation n’est plus aux normes et que vous envisagez d’effectuer des travaux afin que ce dernier soit conforme aux réglementations, c’est le moment de vous pencher sur une solution radicale : la micro-station d’épuration. Pour un budget compris entre 7.000 et 17.000 € (fourniture et pose comprise), il vous sera possible de vous doter d’un tel équipement. Voici un guide qui vous permettra d’approfondir le sujet.

 

Récapitulatif du prix

Voici les tarifs auxquels vous attendre pour l’installation d’une micro-station d'épuration :

 

Postes en lien avec le SPANC

Prix

étude de sol

entre 600 et 800 €

visite de fin de travaux

entre 50 et 350 €

visite périodique tous les 5 à 10 ans

entre 150 et 200 €

Terrassement

Prix

au m³

entre 30 et 60 €

tarif horaire

entre 60 et 80 €

tarif journalier (sur la base de 7 h/j)

entre 420 et 560 €

Technologie de fonctionnement

Prix (fourniture et pose comprise)

micro-station à bactéries libres

dès 4.500 €

micro-station à bactéries fixées

dès 5.500 €

micro-station SBR

dès 6.000 €

micro-station sans électricité

dès 8.000 €

Nombre d’habitants

Prix de fourniture

micro-station pour 2 à 5 habitants

entre 5.000 et 6.000 €

micro-station pour 6 à 10 habitants

entre 8.000 et 10.000 €

micro-station pour 10 à 20 habitants

entre 10.000 € et 15.000 €

pose

entre 2.000 et 3.000 €

Equipements annexes

Prix

raccordement électricité

environ 50 €

compresseur à air

250 €

pompe de relevage

500 €

Entretien

Prix

vidange

entre 150 et 300 €

contrat de maintenance

entre 100 et 150 €

consommation électrique annuelle

entre 50 et 80 €

 

Le mode de fonctionnement d’une micro-station d’épuration

Pour commencer, il peut être utile de définir ce qu’est une micro-station d’épuration. Il s’agit en effet d’un moyen d’assainissement individuel, au même titre qu’une fosse septique par exemple. Son mode de fonctionnement est calqué sur celui d’une station d’épuration urbaine mais à plus petite échelle.

 

Si votre commune ne dispose pas de service d’assainissement collectif, un moyen individuel pour traiter les eaux usées doit donc être mis en place et ce, que ce soit pour les constructions neuves comme en rénovation parce que le système actuel n’est plus conforme ou n’est plus performant.

 

Le traitement des eaux usées de la micro-station s’effectue grâce à la dégradation des pollutions de ces dernières via des micro-organismes de type bactérie. Les eaux usées domestiques regroupent les eaux issues des toilettes, des douches, baignoires, lavabos, éviers...

 

Ce traitement s’établit selon différentes étapes dont voici le cheminement :

  • la décantation primaire : une fois les eaux usées acheminées dans une première cuve, cette phase consiste en la séparation des matières en suspension présentes dans la cuve. Les déchets les plus lourds coulent au fond du contenant tandis que les éléments les plus légers stagnent à la surface.

Les graisses issues de l’habitation sont quant à elles récupérées dans un bac dédié à cet usage : le bac dégraisseur.

  • passage dans le bassin de rétention : l’eau ainsi décantée dans la première étape se voit dirigée vers un second bassin, appelé bassin de réaction au sein duquel un 2ème traitement a lieu. Il s’agit en fait d’un apport en oxygène pour les bactéries. Cet apport est appelé l’aérobie. Ce cycle permet l’activation des boues entraînant alors la dégradation des matières organiques.
  • la clarification : la dernière phase du processus consiste en la séparation des dernières boues qui ont pu passer outre l’étape de décantation. Afin d’obtenir une eau parfaitement saine et propre, en passant dans la zone de clarification, ces boues sont à nouveau triées puis acheminées vers la cuve de décantation et les eaux clarifiées sont diffusées dans les sols via un dispositif d’infiltration souterraine. Les eaux propres peuvent être aussi transférées dans un réceptacle pour l’irrigation des végétaux ou bien encore, si le SPANC en a donné son accord, être injectées dans un cours d’eau s’il y en a un à proximité.

 

Il est possible de trouver des modèles possédant une cuve pour chacune des étapes ou bien une seule cuve compartimentée.

 

Les différentes versions de micro-station

Le fonctionnement d’une micro-station d’épuration peut varier selon la version. Ainsi, on dénombre 4 variétés :

 

  • la micro-station à culture libre : micro-station à boue activée où les bactéries stagnent au milieu des eaux ou boues. Les bactéries peuvent donc se déplacer librement au sein de la cuve. Il s’agit de la technologie la moins onéreuse mais la production de boue est plus importante.

 

  • la micro-station à culture fixe : les bactéries sont accrochées à un support solide de type disques rotatifs.

 

  • micro-station d’épuration SBR (Sequencing Batch Reactor, en français : Réacteur Biologique Séquentiel) : fonctionne sur le principe de culture libre à la différence que l’étape de clarification se fait dans une seule cuve. C’est une version plus condensée que les 3 autres. De plus, elle marche sans pompe et ne crée pas de nuisance sonore. Toutefois, l’installation est plus complexe.

 

  • la micro-station sans électricité : la destruction des micro-organismes s’effectue via des filtres écologiques comme le filtre à coco ou celui à sable. Une culture d’enzymes permet de traiter ces filtres afin de contribuer au développement des bactéries.

Ce modèle est le plus cher à l’achat mais sur le long terme, il s'avérerait le plus économique.

Les démarches préalables à son installation

Avant tout achat ou tout début de travaux, il peut être judicieux de se rapprocher du SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) dont la commune du lieu d’installation dépend.

 

Ses agents pourront déterminer si une étude de sol préalable est à envisager ou non avant de pouvoir débuter les travaux de mise en place. Ce type d’analyse a pour vocation de déterminer si le lieu d’installation se situe en zone sensible ou non et si des réglementations spécifiques en découlent.

 

Les zones sensibles peuvent être :

  • les zones conchylicoles ;
  • les zones de captage d’eau potable ;
  • les zones humides protégées ;
  • les zones de cressiculture ;
  • les zones de baignade.

 

Ainsi, si une étude de sol est à réaliser, il faudra compter un budget compris entre 600 et 800 €.

De plus, ils sont en capacité de déterminer le type de micro-station le plus adapté à vos besoins et aux contraintes.

Ils vous guideront ensuite dans les démarches à effectuer et notamment pour la constitution du dossier de demande d’agrément.

La réglementation en vigueur

Si l’habitation se situe dans une zone couverte par un réseau d'assainissement collectif comme le tout-à-l’égout, les logements présents sur ce secteur doivent obligatoirement se raccorder à ce réseau. De plus, le raccordement est à la charge de chaque propriétaire.

 

Toutefois, il se peut que certaines surfaces ne détiennent pas de système collectif. Cela est principalement le cas dans les zones rurales et touche près de 25 % de la population nationale. Pour pallier à ce manque de service communal d’assainissement, les logements doivent alors être équipés de moyens d’assainissement dits autonomes individuels.

 

Un système qui est autonome doit pouvoir recueillir les eaux usées puis les traiter, les épurer afin de pouvoir renvoyer une eau dépourvue de déchet et saine dans l’environnement.

 

Il faut savoir que les travaux de mise en place du matériel doivent être réalisés par un professionnel détenant une agrémentation du fait que les systèmes d’assainissement puissent engendrer des dangers en termes de pollution.

 

Il faut aussi veiller à ce que le système d’assainissement dispose du cachet du Ministère de l’écologie et du développement durable.

 

Les avantages et les contraintes liés à son utilisation

Comme toute installation, la micro-station d’épuration possède ses points positifs mais également ses contraintes. Voici donc ci-dessous, une liste non exhaustive de ces points divers :

 

Avantages

Inconvénients

  • respectueux de l’environnement
  • absence de mauvaise odeur
  • adaptable aux petits jardins
  • peu d’épandage est nécessaire
  • longévité du système
  • possibilité de réutiliser l’eau déversée pour irriguer ou pour la stocker dans un bassin
  • installation rapide
  • ne doit pas connaître de longues périodes d’inactivité
  • non compatible pour les résidences secondaires car fonctionnement en continu
  • entretien en oxygénation des bactéries
  • nécessite un raccordement au réseau électrique
  • vidange des boues nécessaire
  • consommation d’électricité
  • nuisances sonores selon les modèles
  • coût
  • sans autonomie électrique, il est conseillé d’ajouter un groupe électrogène

 

Comment choisir sa micro-station d’épuration ?

De nombreux facteurs entrent en ligne de mire pour la sélection du type de station à installer. En voici quelques-uns :

 

  • les matériaux

 

Matériaux pour les cuves

Descriptif

béton

matériau le plus résistant, le plus lourd

matériau le plus cher

PVC

matériau le moins cher

matériau le moins résistant

PVR (polyester renforcé à la fibre de verre)

meilleur rapport qualité/prix

grande longévité

 

  • la consommation électrique : ce paramètre peut entrer dans les critères de choix car du fait que la micro-station fonctionne en continu, cela nécessite un apport électrique constant qui, pour certains modèles peut s’avérer quelque peu énergivore
  • les nuisances sonores
  • la contenance : il faudra choisir le volume de la cuve en fonction du nombre de personnes dans le logement
  • la technologie : en ce qui concerne le choix de la technologie de la micro-station, ce dernier dépend en majeure partie des résultats de l’analyse des sols du SPANC.
  • l’intervalle entre les vidanges car chaque nettoyage représente un coût non négligeable pour les propriétaires
  • la durée de fonctionnement du compresseur et du moteur

La phase d’installation

En termes d’installation, cette dernière nécessite principalement des travaux de terrassement et de creusement.

En effet, la première démarche à effectuer consiste en la réalisation des tranchées amenant les eaux usées, celles permettant le déversement des eaux saines ainsi que l’excavation pour enterrer la ou les cuves.

 

Voici quelques idées de prix de terrassement :

 

Terrassement

Prix

au m³

entre 30 et 60 €

tarif horaire

entre 60 et 80 €

tarif journalier (sur la base de 7 h/j)

entre 420 et 560 €

 

Dès lors que le terrassement est terminé, il est possible de positionner la/les cuves(s) dans le trou creusé à cet effet. Cette opération se fait par levage.

 

Une fois posées, les cuves doivent être reliées entre elles mais également aux canalisations existantes ainsi qu’au réseau d’électricité.

 

Ces étapes effectuées, il sera alors possible de remblayer le tout avec du sable et des graviers. Il faut toutefois veiller à laisser apparaître les tampons des cuves.

 

Généralement, pour un tel chantier, une journée de travail est nécessaire.

 

Quelques pré-requis devront être pris en compte pour une installation de micro-station d’épuration :

 

En termes de distance

En termes de ventilation

En termes d'exigences de contrôle

minimum :

  • 5 m des habitations
  • 3 m d’un arbre
  • 3 m d’une limite de propriété
  • 35 m d’un réseau d’adduction d’eau potable
  • surface de 10 m² pour l’installation

maximum :

  • 10 m des écoulements de cuisine
  • ventilation secondaire en sortie d’installation, surélevée de 40 cm par rapport à la toiture
  • distance minimale d’un mètre entre l’entrée d’air dans la ventilation primaire et la sortie de la ventilation secondaire
  • diamètre de 10 cm pour la canalisation d’extraction
  • laisser les regards des cuves accessibles
  • schéma du dispositif installé pouvant être demandé par la mairie à tout moment

 

Suite à la mise en place du dispositif, une visite de contrôle du SPANC est nécessaire afin de vérifier la conformité entre le dossier déposé en amont au sein de leur service et l’aménagement de l’équipement qui a été effectué.

 

Il ne faut pas oublier de prendre en considération le coût de ce contrôle dans le budget alloué à votre mise en oeuvre.

Comptez un tarif de départ à 50 € et un budget maximal de 350 €.

Le coût d’une micro-station d’épuration

Le tarif d’une micro-station d’épuration peut être impacté par divers facteurs tels que :

  • coût lié au nombre de personnes : il est évident que plus le nombre d’habitants est important et plus la micro-station devra être conséquente. De ce fait, cela impactera donc le tarif.
  • L’unité notée EH pour Equivalent Habitant permet de classer les micro-stations selon leur contenance. C’est l’article 5 de l’arrêté ministériel du 7 mars 2012 qui instaure cette règle. 1 EH équivaut à une pièce principale. Pour un logement disposant de 4 pièces principales, il faudra donc un dispositif marqué 4EH.

Toutefois, pour déterminer la contenance du modèle, il ne faut pas uniquement prendre en considération le nombre réel d’habitant mais plutôt s’intéresser au potentiel d’occupation du logement.

Ainsi, vous serez sûr de ne pas opter pour un modèle à trop faible capacité qui ne sera pas en mesure d’effectuer correctement les traitements des eaux usées ou à l’inverse, de choisir un modèle trop important qui risquerait de ne pas être efficace.

Généralement, on compte :

  • de 8 à 40 m² = 1EH, soit 1 pièce principale
  • de 40 à 60 m² = 2EH, soit 2 pièces principales
  • de 60 à 80 m² = 3EH, soit 3 pièces principales
  • au-delà de 80 m², on comptabilise 1EH supplémentaire tous les 20 m² en sus.

 

Nombre d’habitants

Prix de fourniture

Prix en fourniture et pose

micro-station pour 2 à 5 habitants

entre 5.000 et 6.000 €

entre 7.000 et 8.000 €

micro-station pour 6 à 10 habitants

entre 8.000 et 10.000 €

entre 8.000 et 12.000 €

micro-station pour 10 à 20 habitants

entre 10.000 € et 15.000 €

entre 12.000 et 17.000 €

 

  • coût selon la technologie

 

Technologie de fonctionnement

Prix (fourniture et pose comprise)

micro-station à bactéries libres

dès 4.500 €

micro-station à bactéries fixées

dès 5.500 €

micro-station SBR

dès 6.000 €

micro-station sans électricité

dès 8.000 €

 

  • les frais des équipements annexes : pour un bon déroulement des opérations, des équipements en sus se verront indispensables. De la même façon, ces équipements peuvent aussi entrer dans le cadre d’un remplacement du modèle installé et arrivé en fin de vie. Ainsi, il est possible de s’appareiller :
    • de matériel pour le raccordement électrique à l’alimentation : prix de départ à 50 €.
    • d’un compresseur à air afin de contribuer à l'entretien du cycle bactériologique. En termes de prix, la fourchette basse se situe aux environs des 250 €.
    • d’une pompe de relevage : permet le transfert de l’eau vers une position plus élevée par rapport à l’exutoire. Le prix d’achat d’un appareil de ce type est de 500 €.

 

D’autres caractéristiques peuvent aussi entrer en jeu dans la définition du prix :

  • la pose : le prix de pose moyen s’établit entre 2.000 et 3.000 €. Ce tarif comprend le terrassement en amont, l’installation des cuves et les raccordements nécessaires.
  • la matière de la cuve
  • le transport
  • le fabricant, la marque

 

Les frais juxtaposés à l’installation

Pour une micro-station, il faut savoir que l’entretien de cette dernière se fait de manière plus régulière que pour une fosse toutes eaux et doit être effectué par un professionnel agréé. En effet, il est nécessaire d’évacuer fréquemment les boues dégagées.

 

Une vidange récurrente doit donc être effectuée. Ainsi, dès lors où les boues atteignent 30 % de la contenance de la cuve, il sera nécessaire de faire vidanger cette dernière.

Pour réaliser une vidange de la cuve de décantation, prévoyez une somme oscillant entre 150 et 300 €.

 

La maintenance consiste en la vérification des équipements de types électromécaniques dans le but de contrôler que l’eau présente en sortie de cycle a bien été traitée correctement et que le système ne rejette pas d’impureté.

 

Un contrat de maintenance peut être proposé par la société ayant installé le système. Une à 2 interventions annuelles peuvent être mises en place dans ce contrat. Il faut compter entre 100 et 150 € par an pour un tel forfait.

 

Les frais de fonctionnement se répartissent principalement entre :

  • les frais de consommation d’électricité annuels qui sont de l’ordre de 50 à 80 € ;
  • les frais établit pour le contrôle périodique du SPANC devant être effectué tous les 5 à 10 ans : entre 150 et 200 €.

Les aides financières

Si vous optez pour la mise en place d’une micro-station d’épuration, il faut savoir que son coût d’installation relativement élevé peut-être amorti par un certain nombre d’aides financières.

 

Ainsi, vous pourrez bénéficier d’un taux de TVA réduit à 10 % si votre logement a plus de 2 ans et si vous choisissez un professionnel agréé.

 

Des subventions de l’ANAH (Agence Nationale de l’amélioration de l’Habitat) peuvent vous être attribuées à condition d’entrer dans les critères de revenu financier.

 

Renseignez-vous également auprès de votre mairie ou du conseil régional afin de voir si des aides locales peuvent s’y ajouter.

 

Conseil du professionnel EnChantier

Le plus simple est de choisir un entrepreneur se situant dans votre secteur afin d’obtenir de meilleurs délais de maintenance en cas de nécessité d’une intervention.

 

Pensez à faire établir des devis auprès de plusieurs professionnels pour constater les prix appliqués selon les prestations fournies afin de pouvoir faire jouer la concurrence et ainsi essayer d’obtenir une réduction sur votre installation.

2019-10-10 18:39:56

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